Institut d’hépatologie de Lyon - IHU

Résumé
L’Institut d’hépatologie de Lyon est devenu, en mai 2023, le premier et unique Institut Hospitalo-Universitaire (IHU), labellisé par l’Etat, entièrement consacré aux pathologies hépatiques. Cet IHU est porté par les Hospices Civils de Lyon, l’Université Claude Bernard Lyon 1, l’Inserm et le Centre Léon Bérard.

Un atout majeur pour le très riche écosystème du territoire et la Région Auvergne Rhône Alpes

L’Institut d’hépatologie de Lyon ambitionne d’être à la pointe de la recherche translationnelle en hépatologie grâce à la création d’un centre unique sur le foie. 

L'institut sera un lieu de recherche intégrée et de soins cliniques pour l'innovation en matière de diagnostic et de thérapie en hépatologie où chercheurs, médecins et partenaires industriels travailleront ensemble avec des pour amener l'innovation aux patients et vers la pratique clinique. Il a vocation à développer, mettre en œuvre et évaluer les meilleurs standards de soins, à partir des besoins des patients et en proposant une formation innovante aux professionnels de santé et aux scientifiques. L’objectif est de développer un modèle de médecine de précision durable pour les patients atteints de maladies chroniques du foie.

 

Des équipements qui positionnent le site lyonnais comme une référence internationale

Plusieurs technologies spatiales à haut débit, ont été développées pour améliorer la visualisation et l’analyse des phénomènes biologiques des cellules et des tissus. Parmi ces avancées, les approches innovantes d'imagerie par spectrométrie de masse (MSI) se distinguent particulièrement. Par une analyse très fine sur coupe de tissu, elles permettent de révéler la distribution spatiale des biomolécules au niveau cellulaire et subcellulaire simultanément. Grâce à ces méthodes, les chercheurs accèdent à la distribution de protéines, de métabolites et lipides dans des cellules et tissus, révélant ainsi leurs modifications, notamment dans le cas des cancers.

Un spectromètre de masse Maldi²-HiPlex pour la multiomique spatiale (1.7 M€ HT) : un équipement de référence, unique en recherche en Europe, d’ores et déjà commandé, grâce à un soutien exceptionnel de la Région Auvergne Rhône Alpes

Le spectromètre de masse timsTOF fleX MALDI-2 représente une avancée majeure dans l'imagerie des protéines, en intégrant à la fois des informations essentielles sur l’étude des protéines elles-mêmes, jusqu’à la cartographie précise de l'expression in situ de ces protéines et à l'imagerie avancée des petites molécules sur une même coupe de tissu. Cette technologie révolutionnaire permet à la fois de visualiser la répartition des protéines, et d'explorer l'activité métabolique et à l’échelle de la cellule unique et de mieux comprendre la biologie sous-jacente des interactions cellulaires, de l'homéostasie tissulaire et des pathologies. Grâce à un soutien financier exceptionnel de 1,7 M€ de la Région Auvergne Rhône Alpes, cet équipement, le premier de ce type en France, sera livré fin janvier 2024.

Une combinaison unique avec d’autres équipements d’imagerie, en particulier le CosMX pour la transcriptomique à l’échelle de la cellule unique

Cet appareil, combiné à la technologie NanoString CosMx de dernière génération, permettra d'obtenir des informations précises sur les profils transcriptomiques et protéomiques des cellules, en localisant leurs distributions spatiales directement dans les tissus. Cela permettra de mieux comprendre les mécanismes sous-jacents aux maladies hépatiques ciblées, tout en mettant en évidence les altérations moléculaires spécifiques de cellules individuelles. L'objectif est de combiner les différentes -omics (transcriptomique, protéomique et métabolomique) à l'échelle de la cellule unique, en créant une plateforme d'imagerie spatiale inédite et puissante.

Des synergies fortes à attendre des plateformes translationnelles au bénéfice de projets de recherche d’autres disciplines médicales 

La construction d’un bâtiment dédié à la recherche à l’hôpital de la Croix Rousse contribuera à la dynamique de recherche non seulement autour de l’hépatologie mais aussi pour les équipes qui pourront bénéficier de l’installation de matériels et équipements innovants sur le site hospitalier, à proximité immédiate des patients. 

L’IHU pourra également exploiter de manière optimale les équipements de recherche déjà présents sur le site INSERM du Centre de Recherche en Cancérologie de Lyon.

 

L’IHU, une ambition collective à soutenir

En capitalisant sur ses forces intrinsèques et son potentiel de développement, l’ambition est de rayonner au niveau international. Les institutions fondatrices du projet sont déjà engagées dans le soutien de l’IHU notamment via :

  • la mise à disposition ou la création de postes de personnels de haut niveau scientifique (12 postes permanents garantis, 1 post-doc et 5 doctorants), 
  • la mise en place d’une équipe de soutien dédiée à l’accompagnement des projets,
  • la création d’une unité de recherche dédiée au foie (UMR)
  • la réalisation d’un bâtiment de recherche sur le site de l’hôpital de la Croix Rousse. 

Un bâtiment totem, lieu indispensable des synergies de recherche

La construction d’un bâtiment totem, siège de l’IHU et symbole de l’intégration de la recherche translationnelle et de la recherche clinique en un même lieu, à proximité directe des activités de soins et des patients est indispensable, au-delà de l’impératif posé par l’appel à projets national. Ce lieu emblématique sera un catalyseur de nouveaux projets ambitieux et d’innovations dont l’objectif est de développer une médecine de précision pour la guérison des maladies du foie quels que soient leur cause ou leur stade évolutif.

Ce bâtiment totem est à la fois un attendu et une condition de succès du projet. Concrètement, le rassemblement des équipes de chercheurs au sein du site hospitalier va permettre le développement de nouvelles études, l’amplification de projets de recherche et recherche clinique déjà en place, l’accroissement du maillage entre chercheurs, médecins, personnels soignants, ingénieurs, biostatisticiens… Les possibilités de collaborations vont être démultipliées au sein de l’IHU, inter-équipes, mais aussi avec les équipes hospitalières du site ; les autres disciplines et les autres équipes de façon transversale. En particulier les structures support telles que le CRB (centre de ressource biologique), le CRC (centre de recherche clinique), les plateformes biologiques et de séquençage, la pharmacie… etc.

L’estimation du coût du bâtiment est de 23,3M€.

Construire l’IHU : les éléments à novembre 2023

L’IHU porte l’opportunité de démontrer la valeur ajoutée engendrée par le travail conjoint de la recherche et de la clinique quand elles sont mises en situation d’interaction forte, à l’image des principaux campus universitaires science et santé du territoire localisés sur le campus de la Doua, à Villeurbanne, et sur le biodistrict de Gerland, lieux qui n’hébergent pas d’établissement hospitalier. L’enjeu de l’opération immobilière de l’IHU est donc en premier lieu de construire un bâtiment destiné à rassembler les équipes de recherche et de recherche translationnelle (incluant les plateformes) sur un site hospitalier afin d’être au plus près des équipes cliniques et des patients. 

L’IHU accueillera ainsi sur des surfaces utiles prévisionnelles de 3045 m² de surfaces utiles, pour un total de surface dans l’œuvre (SDO) d’environ 4700 m² :

  • Espaces équipes de recherche actuelles = 845 m²
  • des espaces de laboratoire (de niveau de biosécurité P1, P2 et P3) : 757m²
  • des plateformes biologiques et technologiques (NGS, nanostring, single cell, microscopie, multiomique, cytométrie, …) : 327m²
  • des espaces tertiaires (dont deux salles de formation et une salle de conférence) : 577m²
  • des espaces de « flex-labs » : modules de recherche destinés à accueillir des équipes réunies autour d’un programme de recherche, pour la durée du projet : 175m²

Une dynamique de projet déjà lancée permettant la perspective d’un bâtiment livré en 2026
Les études d’implantation et d’intégration d’un nouveau bâtiment sur le site de la Croix Rousse sont en cours. Deux implantations principales sont étudiées, sous les angles de l’intégration au site (respect de l’architecture et de la cohérence urbanistique), des flux logistiques et humains, du fonctionnement du site et de la faisabilité technique.

Le planning projeté est volontariste et prévoit une livraison du bâtiment fin 2026. Le respect de ce calendrier serré sera possible grâce à une procédure menée en conception-réalisation, ainsi qu’une très forte mobilisation des équipes des affaires techniques des HCL.

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Directeur de l'IHU : Pr Fabien ZOULIM

 

Fort du soutien de la Ville de Lyon, de la Métropole Grand Lyon et de la Région Auvergne Rhône-Alpes, l'Institut d’hépatologie de Lyon - IHU, déjà référence française, entend devenir un centre d’excellence mondial sur la recherche autour des maladies du foie. Son siège, localisé dans un bâtiment totem, devrait voir le jour en 2026 sur le site de l’hôpital de la Croix-Rousse.