Diabète de type 1 : les résultats de l’étude DIAMOND-GLP1 sur l’efficacité du dulaglutide

Les Hospices Civils de Lyon partagent les résultats de l’étude DIAMOND-GLP-1, qui a évalué le dulaglutide chez des personnes atteintes de diabète de type 1. Cet essai clinique, conduit en double aveugle et contrôlé par placebo, contribue à documenter une approche encore peu explorée dans cette pathologie.

Dulaglutide chez les personnes atteintes de diabète de type 1 : un essai randomisé en double aveugle contrôlé par placebo – DIAMOND-GLP-1

Le diabète de type 1, est une maladie à long terme qui nécessite une gestion quotidienne de la glycémie. C’est-à-dire une gestion du taux de sucre dans le sang, via des injections d’insuline. 
L’insuline est une hormone produite par le pancréas qui permet au glucose de pénétrer dans les cellules. Le glucose est utilisé comme source d’énergie ou stocké. Le but étant de réguler le taux de sucre dans le sang. Chez les personnes atteintes de diabète de type 1, toutes les cellules qui libèrent de l’insuline sont détruites. 

L’étude DIAMOND-GLP-1 a pour objectif d’évaluer l’efficacité du dulaglutide. C’est un médicament administré une fois par semaine, en complément de l’insuline. Son but est d’améliorer le contrôle de la glycémie chez les patients atteints de diabète de type 1.
Dans cette étude, les participants ont été répartis de manière aléatoire en deux groupes : un groupe expérimental qui recevait le dulaglutide, et un groupe placebo recevant un produit sans effet. 
L’objectif principal était d’observer l’évolution de l’hémoglobine glyquée (HbA1c). Il s’agit d’un indicateur permettant d’évaluer la gestion de la glycémie sur le long terme. L’HbA1c permet de connaitre le taux de sucre dans le sang des mois précédents. 

Les participants de l’étude impliquaient des hommes ou des femmes atteints de diabète de type 1 depuis moins de 15 ans. L’essai s’est déroulé entre janvier 2019 et février 2021, avec un total de 18 patients inclus. 

Les résultats ont montré que, malgré l’ajout du dulaglutide, le taux moyen d'HbA1c dans le groupe expérimental est resté stable à 8,1%. Ce résultat est supérieur à l’objectif visé pour les diabétiques (inférieur à 7%). De même, dans le groupe placebo, le taux d'HbA1c a très légèrement évolué de 7,8% à 7,9% à la fin de l’étude, mais ces différences sont non marquantes. Ces résultats suggèrent donc qu’ajouter du dulaglutide à l’insuline ne permet pas d'améliorer le contrôle de la glycémie des patients atteints de diabète de type 1.
Cependant, des résultats positifs ont été observés en ce qui concerne la gestion du poids et la fréquence des hypoglycémies. En effet, les patients traités par dulaglutide ont montré une perte de poids importante de 5,6 kg en moyenne, contre seulement 0,5 kg dans le groupe placebo. De plus, le nombre d'hypoglycémies a diminué dans le groupe traité par dulaglutide, ce qui est un aspect bénéfique pour les personnes vivant avec un diabète de type 1.
Concernant les effets secondaires, les deux groupes ont montré des résultats similaires en termes de tolérance au traitement. Toutefois, les patients ayant pris du dulaglutide ont rapporté plus de troubles gastro-intestinaux.

L'étude DIAMOND-GLP-1 montre que ce médicament n’a pas d’effet sur la production d’insuline par le pancréas, ce qui limite son efficacité pour le diabète de type 1. Par conséquent, bien qu’encourageant sur d'autres aspects de la prise en charge des patients diabétiques, le dulaglutide n’est pas un traitement complémentaire efficace pour améliorer le contrôle de la glycémie dans cette maladie.

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